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٭
Présentation générale de la région : |
1.
Présentation de la ville :
Meknes est une ville du Maroc qui tire son nom du berbère
Meknassa du nom de la tribu fondatrice de la ville. Elle est le chef-lieu de la
région administrative de Meknès-Tafilalet, au centre du pays. La ville est
située à 140 km à l'est de Rabat et à 60 km à l'ouest de Fès. C'est l'une des
quatre villes impériales du Maroc.
{A} géographie et démographie :
Meknès est située à une altitude de 500m, sur le plateau de Saïs, entre le
moyen-Atlas au sud et les collines pré-Rifaines au nord ; ledit plateau s'étend
sur une superficie de 4560 kilomètres carrés.
La ville est traversée par l'oued Boufekrane, qui sépare la vieille ville de la
ville moderne. Son bassin versant est le Sebou (Fleuve du Maroc, né dans le
Moyen Atlas, qui rejoint l'Atlantique : 458 Km)
La population de la ville de Meknès est estimée actuellement à 750 000 habitants
(recensement de 2004). C'est la cinquième ville du Maroc. Les jeunes de moins de
25 ans représentent 60% de la population. La langue officielle est l’arabe mais
beaucoup de gens, notamment les personnes âgées parlent couramment le berbère.
Les habitants de la région s'adonnent notamment à : l’agriculture, l'élevage et
le commerce.
{B} Les différents secteurs de l'enseignement :
En ce qui concerne l’enseignement supérieur, la ville est dotée d’une
université : (Université Moulay Ismaïl) comprenant plusieurs facultés et une
cité universitaire moderne qui héberge un nombre très important d’étudiants.
En outre, il existe plusieurs écoles et centres de formation professionnelle.
Parmi eux on peut citer :
- L’Académie Royale Militaire de Meknès à réputation internationale.
- École Supérieure de Technologie,
- Institutions technologiques diverses
- Écoles de formation des profs et instituteurs,
- L’école d’horticulture,
- L’école de Génie Rural et de topographie,
- L’école des infirmiers, etc.…
et plusieurs autres grandes institutions privées, à titre d’exemple :
- École supérieure « ESSIC, HECI»
- Groupe Donald’s
- École Escale
- École « L’évolution », etc.
Ces institutions sont des écoles du type : maternelles, primaires, secondaires
et supérieures. Elles disposent d’une infrastructure solide et d’un équipement
moderne.
Meknès est doté aussi d’une grande école : (Jean Jacques Rousseaux), d’un
lycée : (Paul Valery) pour l’enseignement européen et d’une agence pour
l’enseignement français à l’étranger. Sans oublier de citer L’Association
Culturelle « La maison de la culture Marocco-Allemande » et le célèbre Centre
Culturel Français…
{C} Chômage :
Le chômage des jeunes en général et des jeunes diplômés en particulier n'a cessé
de s'aggraver avec un taux qui avoisine aujourd’hui les 20%. Ce phénomène,
véritable gangrène de la société, est devenu des plus préoccupants.
Dans la région Meknès-Tafilalet, les investissements - et donc les créations
d'emplois - demeurent très faibles. La pauvreté n'a pas diminué. De même que
l'exode rural. De très vastes territoires de la région sont toujours fortement
sous-équipés et les retombées de l'INDH sont toujours peu perceptibles. Il
s'avère donc urgent, soit de promouvoir un plan de relance pour rattraper les
retards accumulés, soit de créer une structure à l'image des agences de
développement du Nord, du Sud et de l'Oriental.
2.
Flash sur l'économie à Meknès :
L’économie de Meknès est basée surtout sur l’agriculture l'élevage
et le commerce : blé, maraîchage, olives, vigne, produits laitiers…
Meknès bénéficie aussi d’une industrie en voie de développement :
Produits alimentaires, textile, bois, cuir, ciment, briques, aliments de bétail
et volaille, …
Cette industrie assure aisément les besoins de la population. L’excédent de la
production est exporté, notamment : l’huile d’olive, le tissu, le vin, le
cuir...
Mais, ce secteur n’arrive pas encore à absorber le chômage qui est
le générateur principal de tension et de graves problèmes sociaux dans la
région.
Le petit et moyen commerce est le secteur prédominant dans la ville.
Création de zones industrielles
Quatorze projets, dont le coût s'élève à 737,30 millions de
dirhams (74 millions d'Euros environ) ont été implantés sur les terres des
Communes Rurales de "Sidi Slimane moul Al Kifane" et "Mejatt", cercle Meknès
banlieue.
- Ces projets vont permettre de créer 1068 emplois.
- La superficie réservée est de l'ordre de 58 ha.
- Les projets retenus sont comme suit :
* La création d'une société de construction de plateaux à usage
industriel.
* Un laboratoire de génie civil.
* Des unités agroalimentaires.
* Des unités de menuiserie industrielle.
* Des unités de fabrication et de transformation de papier.
* Des unités de fabrication de matériel médical.
* Quelques unités de transformation sidérurgique.
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Répartition des entreprises par secteur
d’activités
(Région
Meknes-Tafilalet) |
|
Agroalimentaire |
Nombre d’entreprises |
|
Minoteries et semouleries |
18 |
|
Pâtes alimentaires |
1 |
|
Boulangeries, pâtisseries et biscuiteries |
33 |
|
Chocolaterie et confiserie |
1 |
|
Conservation de produits agricoles |
5 |
|
Transformation du lait |
2 |
|
Trituration des olives |
8 |
|
Produits alimentaires divers (café, thé, épices…) |
13 |
|
Production d’aliments de bétail |
1 |
|
Fabrication de vins |
2 |
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Total sous-secteur |
84 |
|
Tourisme |
Nombre d’entreprises |
|
Hébergement |
199 |
|
Restaurants touristiques |
45 |
|
Agences de voyages |
14 |
|
Agences de location de voitures |
10 |
|
Transporteurs touristiques |
32 |
|
Organisateurs de bivouacs |
5 |
|
Associations pour l’accompagnement touristiques |
2 |
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Total sous-secteur |
307 |
|
Artisanat |
Nombre de groupements |
|
Tapisserie, tissage, broderie, couture traditionnelle |
3 398 |
|
Menuiserie, sculpture sur bois et bois peint |
2 562 |
|
Céramique d’art, poterie, sculpture sur plâtre |
1 713 |
|
Ferronnerie, damasquinerie, dinanderie |
944 |
|
Cuir |
1 150 |
|
Vannerie |
68 |
|
Total sous-secteur |
9 835 |
|
Mines |
Nombre d’entreprises |
|
Exploitations minières
Industries minières |
22
45 |
|
Total sous-secteur |
67 |
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Source: CRI
(Centre Régional d'Investissement de Meknès-Tafilalet) |
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3. Meknès-Tafilalet:
stratégie de gestion durable et plus intégrée au niveau national :
A l'instar des autres régions du Royaume, la région de Meknès-Tafilalet a
toujours souffert des effets du cycle de la sécheresse qui se sont conjugués
à la croissance démographique et à l'accélération de l'urbanisation pour
constituer autant de contraintes qui pèsent lourdement sur les ressources
hydriques
Devant la gravité de la situation, une véritable stratégie de gestion
rationnelle des ressources en eau s'impose plus que jamais pour faire face
aux besoins de plus en plus croissants et préserver des ressources
hydrauliques qui font la richesse d'une région considérée dans sa partie du
Moyen Atlas central, comme un "réservoir d'eau" du Maroc.
En effet, Meknès-Tafilalet qui renferme d'importantes potentialités
hydrauliques et des ressources en eau tant superficielles que souterraines,
est l'embouchure de la plupart des oueds et affluents du pays, et compte pas
moins de cinq bassins versants à savoir les bassins de Sebou, Oum Rbiaa,
Bouregreg, Moulouya et Ziz.
Les fortes chutes de neige d'hiver enregistrées normalement dans les
hauteurs du Moyen Atlas engendrent l'alimentation d'un ensemble de nappes
aquifères et donnent naissance à d'importantes résurgences dans la région
qui comporte également une série de lacs sur les hauts plateaux tels que le
lac Ouwane, Dayt Aoua et Dayt Hachlaf, dans la province d'Ifrane, Aguelmam
Sidi Ali et Aguelmam Aziza dans la province de Khenifra, et les lacs Isli et
Tislit, dans celle d'Errachidia.
Dans l'objectif d'assurer une gestion adéquate de ces ressources, plusieurs
ouvrages hydrauliques ont été réalisés dans la région. Il s'agit notamment
du barrage Hassan Addakhil sur l'oued Ziz à Errachidia et du barrage sidi
said sur le Moulouya à Midelt, ainsi qu'une dizaine de petits barrages et 21
lacs collinaires, avec une grande capacité de retenue de centaines de
millions de mètres cubes.
Par ailleurs, des efforts tous azimuts ne cessent d'être déployés en vue de
permettre une exploitation optimale et rationnelle des ressources en eau et
satisfaire les besoins en eau tant superficielle que souterraine d'une
population estimée à 2.141.527 habitants, dont 939.040 en milieu rural. Dans
ce sens, des programmes d'aménagement des cours d'eau et des forages sont
réalisés et équipés annuellement. De même, d'autres projets spécifiques
visant l'alimentation des localités rurales en eau potable sont menés.
Ainsi, des mesures considérables sont menées pour assurer l'alimentation
nécessaire en eau potable des différentes localités urbaines et rurales de
la région, qui doivent être soutenues par des actions d'économie de l'eau à
même de permettre de préserver les ressources de la région et de gérer
rationnellement ses richesses hydriques qui ne sont malheureusement pas
inépuisables.
Vu la rareté des ressources hydriques, la région de Meknès-Tafilalet devrait
adopter une stratégie de gestion de l'eau durable et plus intégrée. Des
campagnes de sensibilisation de la population s’impose en ce sens, mais
l'implication des grands consommateurs, en particulier le secteur industriel
et agricole, reste indispensable à toute action de préservation et de
gestion rationnelle des ressources de la région.
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La dynamique économique régionale du secteur agricole : |
1. Contribution du secteur
dans le PIB :
Le secteur agricole continue
d’occuper une place importante dans l’économie nationale. Il a généré 15% du PIB
en moyenne ces trois dernières années, de 2002 à 2004, climatiques favorables.
En 2004, ce taux n’a pas dépassé les 2%.
Malgré leur faible contribution au PIB, les performances du
secteur agricole continuent de conditionner celles de l’économie toute entière.
Durant la période 1996-2000, avec une moyenne de 0.6 point, le secteur agricole
avait contribué modestement à la croissance du PIB national (3.7%). Durant la
période 2001-2004, son apport à été de 1.7 point à un PIB national de 4.8 %.
Quant au industries alimentaires, leur taux de
croissance s’est chiffré en moyenne à 2% durant la période 2001-2003. Bien que
la valeur ajoutée générée par ces industries représente en moyenne 55% de
l’ensemble des industries de transformation, leur contribution demeure très
faible dans l’économie nationale, ave un taux de 8% du PIB national.
3.
Importations et exportations agricoles :
Importations agricoles
Les importations de produits agricoles ont enregistré une baisse de 6%, passant
ainsi de 19,9 Milliards de DH en 2000 à 18,7 Milliards de DH en 2003. Cette
baisse est largement attribuée à celle des céréales alimentaires en raison de
leur part dans les importations agricoles totales (en moyenne 37% durant la
période 2000-2003). Les quantités de céréales importées ont baissé de 34% et les
valeurs ont baissé de 31% entre les deux périodes considérées.
Les autres principaux produits agricoles importés par le Maroc et dont la valeur
a connu une baisse sont les sucres (en baisse de 25%), les légumineuses (en
baisse de 82%), le thé (en baisse de 18%), et le café (en baisse de 33%). Par
contre, les huiles végétales, les graines oléagineuses, le lait et dérivés ont
connu des hausses respectivement de 48%, 71% et 32% entre les deux périodes
considérées.
Les produits alimentaires occupent donc une place importante dans les échanges
extérieurs de produits agricoles. En effet, la part des produits alimentaires
dans les importations agricoles totales a été, en moyenne, de 73% durant la
période 2000-2003.
Exportations agricoles
Les exportations agricoles se sont élevées à 9,7 milliards de DH en
2003, contre 8,5 milliards de DH en 2000, soit une hausse de 14%. Cette hausse
est due à celle des exportations de produits alimentaires qui ont augmenté de
25%. En effet, la part des produits alimentaires dans les exportations agricoles
est passée de 73% en 2000 à 81% en 2003.
Les principaux produits exportés sont les agrumes fraîches qui sont
constituées surtout des oranges et des clémentines (dont la valeur a augmenté de
7%), les primeurs frais constituées principalement des tomates et de la pomme
de terre (en hausse de 26%), et les conserves de fruits et légumes (en hausse
de 10%).
Quant à la répartition
géographique des échanges, l’Union européenne reste le principal partenaire du
Maroc. Les importations de produits agricoles de l’Union européenne sont
dominées par les céréales, dont le blé tendre, pour 78%. Suivie du bois, des
peaux et cuirs, des produits laitiers, des huiles végétales et des aliments du
bétail. Les principaux produits marocains exportés vers l’U.E. sont les agrumes
frais, les primeurs frais dans les tomates fraîches, les conserves végétales et
liège.
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